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ALIMENTATION : Au supermarché, pensons vert et local!

Bulletins

Par Christine Duchaine

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Pourtant, il s’agit d’enjeux de société d’importance, que nos habitudes de consommation individuelles influencent grandement. À ce titre, chacun d’entre nous peut devenir un vecteur de changement qui améliorera la qualité de notre environnement, tout en favorisant notre économie locale.

Une épicerie verte et locale

Nous devons prendre conscience des impacts environnementaux et économiques de nos décisions, afin de faire des choix éclairés. Un exemple éloquent est l’emballage des produits que nous consommons. En favorisant l’achat de petits formats et d’emballages complexes, surdimensionnés ou faits à partir de matériaux qui ne sont pas biodégradables, nous incitons les fabricants à continuer à mettre en marché des produits qui ont des impacts néfastes sur l’environnement. Parmi ceux-ci, mentionnons les matières résiduelles inutilement générées par le suremballage, l’impossibilité de valoriser certains emballages ou l’utilisation de matières premières non renouvelables.

Dans ce contexte, il serait préférable de préconiser, autant que possible, l’achat de produits faits à partir de matières recyclées et vendus en formule concentrée, en vrac ou en grands formats et dont l’emballage est biodégrable.

Nous avons également un avantage collectif à favoriser l’achat de produits locaux. En plus de stimuler l’économie québécoise et de favoriser les emplois et les entreprises d’ici, l’achat de produits locaux réduit substantiellement les impacts environnementaux importants liés au transport des marchandises, notamment en ce qui concerne la consommation de combustibles fossiles et l’émission de gaz à effet de serre, qui contribuent au phénomène de smog, affectant également la santé de plusieurs.


Des incitatifs gouvernementaux

Les initiatives gouvernementales visant à modifier nos habitudes de consommation afin de protéger l’environnement sont louables, mais elles peuvent rarement contraindre les consommateurs à favoriser un produit plutôt qu’un autre. Le gouvernement a parfois contraint les entreprises à modifier leurs produits, par exemple, en interdisant d’ajouter des phosphates dans les savons ou du plomb dans l’essence ou en prohibant l’utilisation des BPC. Mais les mesures sont généralement incitatives et visent à limiter le gaspillage en incorporant dans le prix des produits, les coûts environnementaux liés à leur gestion postconsommation. C’est notamment le cas de la responsabilité élargie des producteurs qui oblige les entreprises mettant en marché des produits électroniques, des piles, des peintures, des huiles et des pneus à récupérer et à valoriser ces produits, ainsi que les entreprises fabricant des contenants, emballages et imprimés à assumer les coûts liés à la collecte sélective.

Le Système de plafonnement et d’échange de droits d’émission (SPEDE), plus communément appelé le marché du carbone, implanté en 2013, s’inscrit dans cette mouvance. Cette initiative vise à diminuer l’émission de contaminants atmosphériques. Une conséquence prévisible du marché du carbone est la hausse anticipée du coût de l’essence. Il y a fort à parier que les hausses se traduiront par une augmentation du coût de transport des produits de consommation, et conséquemment, des produits eux-mêmes. Cette augmentation pourra même impacter le coût des emballages plastiques.

Nos choix individuels ont un réel impact

Le Québec est une société innovatrice en pleine évolution d’où émergent les initiatives visant à permettre à la population de faire des choix éclairés. Or, pour que le Québec adopte pleinement le virage vert, des changements s’imposent. Il en revient à nous, consommateurs, de protéger notre santé, tout autant que l’environnement et la santé économique de notre société. Nos décisions individuelles, si elles sont reprises par plusieurs, peuvent aisément devenir un mouvement collectif. Alors, la prochaine fois, lorsque vous irez à l’épicerie, prenez position et opter pour un Québec vert.

Sujets associés: Environnement & Énergie